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Les auto tamponneusesJe suis au milieu d’un gros livre. Je partage avec un ami mon sentiment confus d’impatience et de lassitude. Il me conseille de faire une pause et d’intercaler une lecture ‘rapide’, pour me redonner du courage. Ce sera donc les autos tamponneuses de Stéphane Hoffmann. Je viens facilement à bout des 200 pages. Je referme le livre. La fin de ce récit qui me semblait jusqu’alors banal m’interpelle. Pierre est riche de plusieurs vies. Comme beaucoup il imagine qu’il les vivra les unes après les autres ; celle d’après méprisant les valeurs de celle d’avant. Comme dans une renaissance permanente. Il s’est trompé. La difficulté de la vie c’est la coexistence des histoires. Comment faire pour toutes les vivre ? Comment éviter que la réussite de l’une ne signe l’échec des autres ? Pierre s’est trompé, il croyait à sa vie d’après, à sa vertu réparatrice. Comme toujours, ce que l’on fera ‘après’ est simplement ce qu’on n’a pas fait ‘pendant’. Vive la vie et la richesse de ses histoires.

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